Comprendre le fonctionnement du contrat d'assurance vie

Le principe de l’assurance vie

L’assurance vie est une forme de placement qui a un cadre fiscal avantageux et des possibilités financières intéressantes. C’est un produit d’épargne où le souscripteur du contrat dépose de l’argent qui est placé par l’assureur. Ce dernier doit reverser le capital et les intérêts en fin de contrat. En cas de vie du souscripteur, c’est lui qui reste titulaire des fonds et il peut récupérer librement le capital et les intérêts quand il le souhaite.

En cas de décès du souscripteur, le capital et les intérêts sont transmis au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) dans le contrat. Ce versement est fait au détenteur du contrat assurance vie en cas de vie de celui-ci ou au (aux) bénéficiaire(s) au moment du décès de l’assuré.

Une personne peut posséder autant de contrats d’assurance vie qu’elle le souhaite et il est possible d’ouvrir un contrant au nom d’un tiers. Les versements peuvent être versés en une fois, ponctuellement ou régulièrement. Des frais prélevés par l’assureur sont variables. Un contrat assurance vie n’a pas de durée légale.

Ce moyen d’épargne peut avoir différentes gestions. La gestion libre permet de choisir soi-même la répartition de l'épargne entre les supports disponibles et limite les frais. La gestion pilotée consiste à mandater un courtier ou une société de gestion pour gérer le contrat à la place de l'assuré. Avec la gestion sous mandat, l'assuré délègue entièrement l’épargne à la société avec frais.


Les supports d’investissements


Fonctionnement de l'assurance vie en France


La fiscalité et la gestion du contrat

Lorsque le détenteur du contrat assurance vie effectue un retrait, ou rachat partiel ou total, les plus-values sont imposées. Ce rachat peut avoir lieu n’importe quand mais la fiscalité avantageuse n’est mise en place qu’après 8 ans de détention.

Ces plus-values sont imposées à 35 % lorsque le rachat a lieu dans les quatre premières années du contrat. A 15 % entre 4 et 8 ans, et, après 8 ans, le souscripteur bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne ou 9 200 pour un couple ou pacsé. Au-delà de cette somme, les plus-values sont imposées à 7,5 %

En cas de décès, le contrat n’entre pas dans la succession. Il est alors remis au bénéficiaire désigné au contrat. Le bénéficiaire est désigné librement par le souscripteur qui peut en modifier le nom à tout moment.